CONGRÈS ALCOOLIQUES ANONYMES

LA BAULE 17 & 18 NOVEMBRE 2018

760 personnes se sont réunies

CONGRÈS 2018 ALCOOLIQUES ANONYMES 750 personnes se sont réunies à la Baule les 17 et 18 novembre Le Palais des congrès Atlantia de la Baule a accueilli 750 personnes au congrès annuel et 58ème anniversaire d'Alcooliques anonymes France sur le thème Acteur de ma vie. 600 personnes, pour la plupart membres des AA, étaient attendues. C'est une belle réussite, alors que la circulation était ralentie ou bloquée dans tout le pays. Les salles ont fait le plein, les réunions ont été appréciées, la qualité de l'ambiance soulignée. La table ronde de samedi à 10h a été particulièrement suivie. Les propos sobres et pertinents des sept professionnels invités ont conforté les organisateurs dans l'idée de poursuivre sans relâche le dialogue avec ceux que le mouvement AA appelle ses alliés naturels : professionnels des milieux de la justice, du social, des entreprises, de la médecine, médias. Un dialogue essentiel pour transmettre notre message aux personnes concernées qui ne connaîtraient pas encore l’existence des Alcooliques anonymes et l’aide que peut leur apporter les 600 réunions hebdomadaires sur le territoire français..

Congrès de la Baule 2018 Bilan du responsable du comité d'organisation

Au printemps 2015, Alain nous proposa de présenter conjointement avec la région Bretagne, un dossier de candidature pour le congrès 2018. Après consultation de tous les RSG de la région des Pays de la Loire, la réponse fut unanime pour le oui. Nos amis bretons préférèrent présenter leur propre dossier de candidature. Alors, nous avons recherché une structure pour accueillir le congrès 2018, un traiteur pour la restauration, ainsi qu’une plateforme de réservation pour les hôtels et nous avons constitué un dossier de candidature qui a été validé par le CSG de décembre 2015. La Bretagne nous rejoignant dans l’aventure. Lors du Forum des services à Vannes en octobre 2016, les premiers membres du comité étaient élus. Il était temps de nous mettre au travail. Douze réunions de préparation ont été nécessaires pour organiser le congrès de La Baule 2018, sans oublier quelques réunions en plus par webcam. Les réunions ont eu lieu à Nantes et à Rennes afin de répartir les longues distances. Dès les premières réunions, le comité s’est étoffé et tous les ateliers ont été pourvus de responsables et d'adjoints. Au fil des mois, le travail se concrétisait dans les divers ateliers :

 

• L’atelier « Trésorerie » dont le travail était très important s’est constitué rapidement. Deux réunions ont été organisées par le trésorier afin que tout soit prêt pour recevoir durant cinq mois les inscriptions de nos amis. Un très gros travail s’est fait les deux jours du congrès et aussi avant où il a fallu gérer sérieusement le budget prévu lors de la présentation du dossier de candidature.

•L’atelier « communication » recensait les professionnels susceptibles de participer à la table ronde et pour les alliés naturels d’être informés de la tenue d’un congrès alcooliques anonymes. Sans oublier les contacts avec les médias. Ce gros travail a duré plusieurs mois.

• L’atelier « Programme et Déroulement » choisissait les thèmes de réunions, recherchait les modérateurs et planifiait l'ensemble.

• L’atelier « Littérature » préparait la commande des livres et brochures. • L’atelier « Vestiaire » et l’atelier « Accueil » recrutaient un nombre important d’amis pour le week-end du congrès.

• L’atelier « Festivités » préparait une très belle soirée dansante où les amis présents se sont bien amusés. • L’atelier « Cafétéria et Restauration » gérait l’approvisionnement et a su avec les nombreux amis nous désaltérer et nous restaurer tout le week end.

• L’atelier « Logistique » était sur le pont pendant les deux jours et veillait au bon déroulement des diverses réunions et autres activités du congrès.

• L’atelier « Secrétariat » assurait durant les quelques vingt mois, la rédaction des comptes rendus et la transmission de ces documents aux membres du comité.

• Laurent « responsable adjoint du comité » organisait la table ronde avec l'atelier communication et l'atelier programme et déroulement avec l’aide précieuse et très professionnelle de Marion Acquier-Bachelart, notre administratrice de classe A et Paul Belvèze notre président.

 

Et moi, j’ai planifié toutes les réunions et toute la préparation de ce congrès. J'ai aussi été l’intermédiaire entre le Palais des congrès Atlantia, le traiteur, et l’office de tourisme de La Baule et le comité de préparation.

 

J’ai participé à une aventure extraordinaire qui m’a permis de faire de nouvelles rencontres avec des moments de doute, de questionnements, d’humour et parfois de désaccord. Mais toujours dans le respect des uns et des autres.

 

Cela a aussi été un grand moment de bonheur, surtout quand les 770 amis présents à La Baule sont repartis heureux d’avoir vécu un bon congrès et ravis d’avoir passé un week-end de retrouvailles, dans la fraternité, l’amitié et l’amour. Je remercie tous les amis qui sont venus à La Baule.

 

Je remercie vivement tous les membres du comité d’organisation et les quelques 150 amis qui ont donné de leur temps pour que ce congrès soit inoubliable. Je remercie sincèrement nos administrateurs qui nous ont aidés dans la préparation de ce congrès. Je remercie aussi nos amis Al anon qui ont œuvré pour le congrès.

 

Un grand merci aussi à Sylvie et Aldrick du BSG qui travaillent dans l’ombre à Paris. Merci aussi aux professionnels qui ont participé à la table ronde et qui ont découvert notre mouvement. Merci aussi à Madame Sylvie LEQUERRE du Palais des Congrès ainsi que Madame PERROUIN des traiteurs Parisiens.

 

Je souhaite bon courage à nos amis du congrès de Montluçon et je leur renouvelle notre aide pour le congrès 2019.

 

 

Robert B

Président du comité La Baule 2018

(extrait du JSG n°153)

Congrès de la Baule 2018 Bilan du responsable adjoint

Dès la présentation de notre candidature pour l’organisation du congrès 2018 dans notre région, nous avions assuré le conseil d’administration d’AA France que, si le projet de nos amis des Pays de la Loire était retenu, nous donnerions toute notre énergie et notre disponibilité pour participer à son organisation. Les serviteurs de notre région ont permis de respecter cet engagement. Dès la constitution du comité de préparation, en octobre 2016, la mixité régionale des responsabilités du comité et de ses divers ateliers a été le signal motivant de la coopération de nos deux régions pour la réussite de ce congrès.

 

Une douzaine de réunions du comité de préparation (soit en Pays de la Loire, soit en Bretagne) et les travaux des ateliers (communication, trésorerie, programme et déroulement, accueil, littérature, cafétériarestauration, festivités, vestiaire, logistique) nous ont permis de “mieux nous connaître pour coopérer” (pour paraphraser le thème de la table ronde avec les professionnels).

 

A signaler : certains ateliers (communication programme et déroulement) et le comité de préparation lui-même ont pu tester le système des Visio-réunions en ligne. C’est plutôt prometteur pour faciliter le service (pas de déplacements et donc, pas de frais de déplacements, moins de fatigue pour les amis (notamment pour nos amis normands qui nous ont aidés).

 

L’implication des groupes de notre région pour le recensement des professionnels et alliés naturels a permis d’inscrire fortement ce congrès comme action de 5ème tradition. Commencée dès le début 2018 avec l’envoi des cartes de vœux annonçant le congrès, le travail de contact avec de nombreux appels téléphoniques a permis de vérifier et valider les coordonnées de ceux qui nous aident ou pourraient nous aider à transmettre le message. Ce travail ne s’arrête pas avec le congrès et nous avons le souci de prolonger ces efforts pour atteindre les alcooliques en souffrance. L’aide précieuse du bureau des services généraux a contribué à renforcer et relayer ce travail de communication en direction des professionnels.

 

Sur le plan de la mobilisation interne dans notre mouvement, grâce notamment au travail soutenu de l’atelier communication (avec l’aide du BSG, du site internet et des réseaux sociaux), nous pouvons nous réjouir d’un rythme rassurant des inscriptions, les amis n’ayant pas attendu le dernier moment pour concrétiser leur inscription et leur réservation (pour les repas ou la soirée de gala).

 

Il n’est pas dans nos traditions de distinguer les amis qui contribuent à la transmission du message en offrant leurs talents, leur disponibilité et leur enthousiasme. Ces amis savent au fond de leur cœur que leur dévouement leur procure le trésor inestimable de l’approfondissement d’une abstinence heureuse. Rien ne m’interdit de les remercier personnellement et chaleureusement ici.

 

Laurent,

Responsable du comité régional AA Bretagne et responsable

Adjoint du comité de préparation du congrès.

Table ronde des professionnels

Notre message est passé Pour ce 58ème anniversaire, le comité de préparation du congrès, notamment les membres de l’atelier communication, ont réalisé un travail remarquable pour l’organisation d’une table ronde pour les professionnels sur le thème : « Alcoolisme : la réponse est collective. Mieux se connaître pour mieux collaborer ». J’ai eu le plaisir de participer à la préparation et à l’animation de cet évènement, voici mon retour d’expérience…

 

Les six membres de l’atelier, issus des quatre coins du territoire nord-ouest, et moi-même en Île-de-France, nous sommes très régulièrement réunis en visioconférence pour travailler ensemble malgré la distance. Nous avons pu échanger, apporter nos idées, réfléchir, faire le point, se répartir les tâches, au fur et à mesure de l’avancée du projet jusqu’à son aboutissement.

 

Dans un premier temps, les amis ont recensé l’ensemble des professionnels de la santé, de la justice, des services sociaux, des entreprises et des médias afin de les inviter en nombre à l’événement. Dans un second temps, il a fallu cibler ceux d’entre eux ayant une expérience de la maladie et de la collaboration avec le mouvement Alcooliques anonymes, les « alliés naturels », afin de constituer une tribune d’intervenants aux activités diverses et complémentaires. Dans un troisième temps, un entretien téléphonique avec chacun des professionnels sélectionnés a permis de valider ou non leur participation à cette tribune, la priorité étant de privilégier des témoignages (et non des théories) reflétant la réalité de la prise en charge des malades alcooliques et de la place qu’y occupe l’association Alcooliques anonymes selon les secteurs. A l’issue de ces entretiens, un résumé dégageant les principales thématiques abordées était rédigé et envoyé au professionnel concerné et aux membres de l’atelier, afin de diversifier et d’articuler autant que possible les interventions des différents professionnels.

 

Je souligne l’importance de la qualité de la communication avec les professionnels : chacun d’entre eux a eu un (maximum deux) interlocuteur clairement identifié ; chaque entretien a fait l’objet d’un retour synthétique par mail ; il leur a été clairement et humblement expliqué ce qui était attendu d’eux lors de leur intervention (comment, pour qui et pour quoi) ; le cadre pratique a également été posé (quand, combien de temps, gardien du temps). Nous avons veillé à ce que les professionnels soient accueillis dès leur arrivée sur le site afin de les orienter vers leur interlocuteur privilégié

Tous ces égards ne sont pas vains, n’oublions pas qu’il s’agit de professionnels qui donnent généreusement de leur temps libre pour soutenir et renforcer les liens avec l’association Alcooliques anonymes. Ainsi, au fil des mois, nous sommes parvenus à composer un éventail assez complet de professionnels permettant de présenter trois plateaux :

 

Services sociaux et entreprises :

Dr Marie-Laure SAUVAGE, médecin du travail à Nantes-Métropole, a notamment abordé la question de la sensibilisation de l’environnement professionnel à la maladie, afin de limiter le jugement, l’exclusion par les collègues et favoriser la discussion, les encouragements à reconnaître le problème et à demander de l’aide.

 

Sandrine QUANTIN-IRIART, assistante sociale au Centre Hospitalier de Jonzac et ancienne administratrice classe A de l’association, a expliqué son rôle de lien facilitateur entre le patient et l'association lors du premier contact. Elle a également souligné l'importance du groupe pour la resocialisation de personnes souvent isolées, voire marginalisées, et de l’organisation à la fois structurée et structurante par l'expérience du service qui remobilise activement.

 

Justice :

Maître Bruno SANSEN, magistrat et Président de la chambre d’instruction de la Cour d’Appel d’Angers, a retracé de manière claire et pragmatique le parcours du justiciable et expliqué comment le problème de l’alcool pouvait être envisagé et abordé selon les situations. Maître Loïc CABIOCH, avocat pénal au barreau de Nantes, a développé la question de la sortie du déni, comme élément important dans l’appréciation du juge et comme première démarche nécessaire du justiciable pour reconstruire une vie perturbée par un épisode judiciaire.

 

Christophe COURALET, psychologue clinicien chargé des contrôles judiciaires et des enquêtes de personnalité pour l’AAE 44 (Association d’Action Éducative) à St Nazaire, a partagé son approche de l’obligation de soin : une contrainte et une chance pour franchir l’obstacle des difficultés à demander et recevoir de l’aide.

Santé :

Dr Cédric LENORMAND, médecin psychiatre addictologue au Centre Hospitalier de Jonzac, a expliqué comment l’approche et le fonctionnement d’une équipe de soin pluridisciplinaire pouvait s’accorder et s’articuler avec les groupes d’entraide.

 

Paulette FUMANERI, infirmière en addictologie au CSAPA de Quimperlé, a évoqué comment les groupes d’entraide étaient intégrés à la « boîte à outils » proposée aux patients pour construire leur “mieux-être” et a illustré son propos par un cas clinique.

Chaque plateau a été suivi d’un temps d’échange avec les professionnels dans la salle. Une zone avait été réservée pour les professionnels invités et le reste de la salle était ouverte aux membres AA, Al-Anon et autres fraternités. Nous avons fait le choix de ne passer le micro qu’aux questions ou remarques venant des professionnels, puisque cette table ronde leur était destinée, et partant du principe que ceux qui le souhaitaient pouvaient ensuite assister à des réunions de partage avec des témoignages de membres AA. Cela a d’ailleurs été le cas de tous les professionnels venant du Centre Hospitalier de Jonzac et de deux étudiants en psychologie. De plus, pour nous assurer du bon déroulé et de la dynamique des échanges, nous avions prévu une « personne ressource » dans le public de professionnels, à qui nous avions confié la tâche de lancer des questions que pourraient se poser les professionnels présents dans le but d’ouvrir ou de relancer la discussion en cas de « blanc ». Sandrine CHARNIER, administratrice classe A, a rempli son rôle avec aisance et a contribué à la spontanéité et la simplicité avec laquelle les échanges se sont déployés entre la tribune et le public. Ces temps ont permis d’enrichir la compréhension du fonctionnement de l’association afin de mieux présenter et mettre en contact les malades alcooliques et les groupes de la région, mais aussi d’approfondir certaines questions, notamment celle de la spiritualité – souvent méconnue ou caricaturée – dans le programme des Alcooliques anonymes. 

Pour compléter les témoignages des professionnels et faire le lien entre les différents plateaux, deux courts témoignages de membres AA ont été lus sur scène, l’un et l’autre mettant respectivement en lumière le rôle des professionnels de la santé et de la justice.

 

Le Dr Paul BELVEZE, président de l’UAA, a eu la place de grand témoin et a conclu cette rencontre en relevant les éléments forts.

Laurent Q. et moi avons été choisis pour co-animer cette table ronde. Là aussi, un travail rigoureux de préparation a été réalisé : rédaction de fiches de présentation de la table ronde, de remerciements des alliés naturels de la tribune et des professionnels invités dans la salle, formulation de questions de relances éventuelles pour faciliter les témoignages des intervenants, plan minuté de l’enchaînement des interventions, répartition de la parole entre les animateurs… Je pense que la fluidité avec laquelle s’est déroulée cette rencontre est grandement liée à ce travail d’équipe en amont. Laurent Q. et moi avons beaucoup communiqué : travailler ensemble pour explorer pleinement le sujet, éclairer toutes les zones d’ombre et développer une confiance mutuelle me semble indispensable pour mener sereinement un tel projet avec des professionnels. Je crois que cette table ronde, par la qualité de son organisation et de ses interventions, a témoigné non seulement de la richesse de la collaboration des professionnels avec les groupes locaux, mais aussi du sérieux de l’association dans son ensemble. 

Cerise sur le gâteau : un journaliste de Ouest-France a assisté à toute la durée de la table ronde et a immortalisé la tribune par une photo rassemblant tous les professionnels présents sur scène ayant bien voulu tenir la pause pour ce très bel article paru le lendemain : « Un congrès pour 650 as de l’abstinence » (photo ci contre).

 

Merci à Monique, Laurent, Evelyne, Dominique, Jeannot et Alain pour cette expérience et pour votre confiance.

Et après…

 

Suite à sa participation à la table ronde, Christophe COURALET a pris contact avec le Comité National Justice pour l’organisation d’une information publique auprès de son équipe. Le Comité d’Information Publique local (44) se mobilise et interviendra bientôt auprès d’une quinzaine d’intervenants socio-judiciaires de l’AAE 44.

 

Marion ACQUIER-BACHELART,

administratrice classe A

Mot du trésorier L'alliance de l'argent et de la spiritualité Congrès de la Baule 2018

Bilan du trésorier

Le 6 mars 2016, le conseil des services généraux nous demande de revoir notre prévisionnel, après les résultats de la participation au congrès de Nancy, 575 inscrits. Nous reprenons nos chiffres avec une participation de 575 et le résultat est de : – 4 900€00

Nous revoyons notre prévisionnel avec une participation de 600 amis et des dépenses à la baisse. Nous pensons équilibrer notre résultat avec ces nouveaux chiffres. Un nouveau prévisionnel est proposé et le CSG l’accepte : 600 inscrits à 27.00€, 300 déjeuners à 18.00€ et 280 dîners à 45.00€ pour les chiffres principaux. Cette nouvelle donne n’est vraiment comprise qu’après explications, certaines dépenses vont devoir être supprimées, les amis préparant ce congrès comprennent que nous devons gérer l’argent des A.A. comme le nôtre. 

Les inscriptions nous arrivent en flux régulier à partir de juillet, le 3 novembre nous dépassons les 547, nous savons à ce moment que le congrès sera excédentaire et nous sommes à 632 le 7 novembre, 658 le 9 novembre. Nous savons également qu’un nombre important s’inscrivent le jour même d’après les bilans des congrès précédents. Au congrès de la Baule 102 amis vont s’inscrire le 17 novembre, ce qui nous donne un nombre de 760 inscrits. (Le congrès de la Baule est le troisième congrès provincial en nombre d’inscriptions depuis 1996, derrière Avignon 805 en 2004 et Pau 800 en 2007).

 

Le 6 mars 2016 le CSG nous demandait de revoir le prévisionnel devant la diminution du nombre de participants, deux ans après le congrès est excédentaire, nous ne pensons pas que cela est dû aux serviteurs, aux prestations données, mais peut être au site par luimême et pourquoi ne pas admettre que la Puissance Supérieure nous a sûrement aidés à nous prouver que nous étions là spirituellement et financièrement. Ce qui nous paraissait difficile au début, s’est fait avec sérénité au fil des jours. Nous pensons que tous les serviteurs d’un congrès doivent penser au résultat financier même si un congrès est aussi un évènement spirituel. Chacun dans un atelier finance, comme le trésorier, doit être conscient qu’il doit gérer l’argent des A.A. comme le sien, doit être conscient que les dépenses ne se font pas sans une mûre réflexion. Nous pouvons remercier la personne responsable du palais des congrès de la Baule qui nous a offert des prestations non comprises dans le devis et donc non facturées (3 blocs électriques : (126€ x 3) 378€00, aire de stockage du vendredi après midi : 300€00, 14 tables: (50€ x 14) 840€00, soit une réduction pour un montant de : 1 518€00). Et le résultat, que nous n’attendions pas est de : 11 466, 71€.

Qu’est ce qui nous amène à ce chiffre ? La volonté de faire un résultat ? Non. Comme expliqué ci-dessus, à 600 nous étions à l’équilibre, le reste s’est fait par les 160 inscrits supplémentaires. (Annexe tableau résultat) et la gratuité de certaines prestations au Palais des congrès.

Je me permets de revenir sur le travail du trésorier, il ne s’agit pas d’une trésorerie de groupe ou même d’une convention. Il faut savoir que le trésorier va s’engager dans un service plus important en quantité de travail et qu’il est important d’avoir un adjoint compétent pour la répartition des tâches. Important aussi d’avoir une bonne équipe motivée et soudée pour le travail du week-end et qu’une grosse partie du travail intervient aussi après le congrès lorsqu’il faut consolider les comptes.

Il y a un risque de débordement lors de l’accueil et l’équipe atelier finance doit se tenir prête, le jour J. Il faut un point litige tenu par le trésorier ou son adjoint, les inscriptions du jour même doivent être tenues aussi par l’atelier finance pour que les sommes soient bien répertoriées à chaque poste de recettes ou de dépenses, si cela n’est pas fait au fur et à mesure, c’est alors assez compliqué pour consolider les comptes. C’est un point important d’un congrès. Le service de trésorier se prend en responsabilité et en conscience de son expérience et sur la confiance et conscience de son groupe pour l’atelier finance. Pour être au mieux de notre performance, nous étions 11 amis - sur 2 jours. Nous avons eu deux réunions de préparations de 5 – 6h chacune où nous avons défini le rôle de chacun ; nous avons planifié notre travail congrès week-end, nous sommes restés connectés si nécessaire, nous avons travaillé dans l’entraide ce qui nous a permis de passer un bon congrès.

Alors, ce fut un merveilleux congrès. Ce fut un congrès comme les autres ni plus, ni moins, avec ses qualités et ses imperfections. Mais avec tout le bonheur d’avoir organisé cet évènement. Je ne pense pas que l’on puisse remercier un atelier ou un autre, nous avons tous œuvré dans la transmission du message, nous avons vu aussi que l’alliance de l’argent et de la spiritualité n’est pas un vain mot, montant des chapeaux à nos réunions de partage. Notre équipe trésorerie était composée de dix amis ayant une expérience en ce domaine grâce au service qu’ils avaient eu dans leurs groupes respectifs ou leur région ou encore comme délégué en commission finances à la conférence, un onzième ami s’est joint à nous pour le jour J.

Chacun a pu se rendre aux réunions qu’il souhaitait, le nombre de serviteurs le permettait sans remettre en cause notre planning du week-end.

C’est avec un réel plaisir que toute l’équipe s’est investie dans ce congrès et plus spécialement les finances. Bernard B. notre trésorier adjoint qui a fait un travail monumental en amont, en aval et pendant ce congrès, Dominique C. de Challans (85), Tomasz P. de Morlay (29), Charles B., Vincent S. et Jean-Paul U. de Rezé (44), Jacqueline D., Patrick G. de Redon (35), rejoints par Joël C. de Redon pour les deux jours et Dominique J. qui a su emmener l’équipe dans le fil rouge qui était le comptage et la mise en rouleau de la monnaie (25kg).

C’est un temps intense où chaque serviteur de ce congrès peut perdre quelques kilos, mais avec la satisfaction de rendre service, ce pourquoi nous étions là. J’entendais depuis un certain temps que le mouvement des AA. vieillissait, qu’il y avait moins de renouvellement. Certes, j‘ai vu des vieux, des vieux heureux de leur abstinence, des vieux heureux d’être présents, heureux de se retrouver entre vieux, mais l’espace d’un weekend j’ai vu des vieux devenus des femmes, des vieux devenus des jeunes, le temps d’un week-end… Le temps d’un week-end ? Ou est-ce seulement le mouvement des A.A. qui va bien et qui pour le moment n’est pas près de glisser dans les ténèbres des abîmes. J’ai vu en plénière un nouvel ami se lever timidement, quand fut demandé s’il y avait une personne avec 24h d’abstinence, se lever timidement avec toute l’humilité de l’abstinence.

Ce magnifique congrès, qui n’est pas plus magnifique que le précédent ou que le sera le suivant, n’est pas le résultat du fait des serviteurs présents, car ils se sont présentés pour ce service et ils savaient tous ce qu’ils allaient recevoir en retour. Ce résultat est dû à votre présence à tous, à vous qui avez fait vivre ce congrès en témoignant de vos souffrances dans l’alcool et de la joie de votre rétablissement. Aux 760 inscrits pour ce 58ème congrès et pour ceux qui n’étaient pas là, vous étiez dans notre cœur. Nous avons comme tout atelier trésorerie essayé de gérer cet argent A.A. comme si c’était le nôtre et nous pensons que cela nous a fait prendre les bonnes décisions quant à nos dépenses.

Nous espérons que ce congrès vous a apporté paix et sérénité.

L’atelier finance et le trésorier congrès vous remercient de votre participation,

Roland D

Le trésorier congrès 

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